Données & Aperçu

Nouvelles données de Lightspeed : environ trois Québécois sur quatre se sont tournés vers le vin local pendant la période de tensions commerciales, et la plupart ne reviennent pas à leurs anciennes habitudes

  • Environ trois consommateurs de vin québécois sur quatre (74 %) ont remplacé un vin importé par un vin québécois depuis le début des tensions commerciales, et la plupart d’entre eux ne sont pas revenus aux vins importés
  • 85 % des Québécois affirment qu’ils achèteraient un vin recommandé par un outil d’IA; ce chiffre atteint 9 sur 10 chez les moins de 45 ans
  • 81 % des personnes interrogées s’attendent à ce que le vin québécois soit considéré comme un vin de classe mondiale au cours de la prochaine décennie. Les Québécois ont choisi le mot « excellent » comme premier adjectif pour décrire le vin local

Lightspeed Commerce Inc., la plateforme omnicanale unifiée qui propulse les entreprises ambitieuses des secteurs de la vente au détail, du golf et de la restauration dans plus d’une centaine de pays, a publié aujourd’hui les résultats d’une nouvelle étude montrant que les récentes tensions commerciales ont créé une opportunité majeure de fidélisation pour les producteurs de vin québécois.

Les Québécois ne se sont pas contentés de goûter les vins locaux. Ils ont changé leurs habitudes, sont restés fidèles à ces produits et ont développé une confiance durable dans cette catégorie. L’étude a révélé que 77 % d’entre eux affirment que leur intérêt pour l’achat de vins québécois a augmenté, tandis que 74 % déclarent avoir activement remplacé un vin importé par un vin québécois.

L’effet des droits de douane

Alors que les tensions commerciales ont bouleversé les habitudes d’achat, les Québécois se sont de plus en plus tournés vers le vin local et ne reviennent pas en arrière. Le sondage de Lightspeed révèle que 74 % des personnes interrogées ont délibérément remplacé un vin importé par un vin québécois, ce chiffre atteignant 82 % chez les 25-34 ans et 86 % dans la ville de Québec. De plus, 78 % affirment que les tensions commerciales ont renforcé leur intérêt pour l’achat de vin local, dont 35 % qui indiquent que cet intérêt s’est considérablement accru.

Avant mars 2025, 10 % des Québécois n’avaient jamais acheté de vin québécois. Aujourd’hui, 79 % d’entre eux affirment qu’ils recommanderaient un vin québécois à un ami, tandis que 65 % déclarent que le vin québécois est la première chose qui leur vient à l’esprit lorsqu’ils sont indécis en magasin. À l’avenir, 81 % des consommateurs de vin québécois s’attendent à ce que le vin québécois soit considéré comme un vin de classe mondiale au cours de la prochaine décennie.

Lorsqu’on leur a demandé de décrire les vins québécois en un mot, les personnes interrogées ont le plus souvent choisi « excellent » (17 %), ce qui semble indiquer que l’effet de nouveauté pourrait s’estomper. Le développement durable influence également les décisions d’achat : 87 % des personnes interrogées affirment que les pratiques durables, biologiques ou à faible intervention les incitent davantage à acheter, ce chiffre atteignant 96 % chez les 35-44 ans.

« On constate une ouverture d’esprit croissante chez nos clients. Les grands classiques auront toujours leur place, mais la curiosité pour les vins locaux est de plus en plus présente », a déclaré Hugo Sabourin-Richard, sommelier en chef chez Ripplecove. « Les vignerons québécois se dépassent pour répondre à des attentes très élevées, ce qui n’est pas une mince affaire étant donné que notre clientèle a grandi avec les vins de Bordeaux et de Bourgogne comme références. L’intérêt est réel, et il continue de croître. Gérer une carte des vins de ce calibre exige une véritable visibilité sur ce que les clients commandent et sur les vins qui ont le plus de succès. Lightspeed nous offre cette visibilité, le tout sur une seule et même plateforme. »

Le sommelier IA

À mesure que l’intérêt pour le vin québécois s’est accru, l’intérêt pour l’utilisation de la technologie afin de le découvrir a également augmenté. Près des deux tiers (62 %) des personnes interrogées déclarent avoir utilisé une application dédiée au vin, un outil d’IA ou un outil de recommandation numérique pour choisir un vin, ce chiffre atteignant 77 % chez les 25-34 ans.

Le signal de confiance est tout aussi frappant : 85 % des personnes interrogées déclarent qu’elles achèteraient un vin recommandé par un outil d’IA si celui-ci expliquait clairement en quoi il correspondait à leurs goûts. Chez les moins de 45 ans, ce chiffre grimpe à 95 %. De plus en plus, les Québécois choisissent leur vin sur leur téléphone avant même d’avoir consulté la carte.

Le sceau Michelin

La reconnaissance dont bénéficient ces vins de la part de chefs primés influence également le comportement des consommateurs. Plus des trois quarts (78 %) des Québécois affirment être plus enclins à acheter du vin québécois lorsqu’ils savent qu’il figure sur les cartes des restaurants Michelin, 36 % d’entre eux déclarant même être « beaucoup plus enclins » à le faire. Cet effet est encore plus marqué à Québec (88 %) qu’à Montréal (71 %).

Cette visibilité croissante se traduit par une confiance accrue dans cette catégorie. Dans l’ensemble, 80 % des personnes interrogées estiment que la qualité du vin québécois s’est améliorée au cours des trois dernières années. À la question de savoir quel type de vin le Québec produit le mieux, le vin blanc a devancé le vin rouge, avec 21 % contre 20 %, suivi de près par le vin mousseux, à 15 %.

« Les vins québécois ont gagné bien plus que de l’attention. Ils ont gagné la fidélité », a déclaré Adoniram Sides, VP principal du secteur de la restauration chez Lightspeed. « Les consommateurs découvrent les vins locaux grâce à l’IA, aux cartes des restaurants et au bouche-à-oreille. Les restaurateurs qui utilisent des données en temps réel pour comprendre ce qui marche et ce qui incite les clients à revenir sont les mieux placés pour transformer cette dynamique en chiffre d’affaires à long terme. »